A propos

Qui sommes nous? –> Les origines

QUELLE HISTOIRE !

Vouloir faire l’histoire de l’Ensemble Vocal du Royans, quelle idée !
Rien de pire, en effet qu’un listing chronologique des activités écoulées, pendant 37 ans !

Alors comment faire ? et qui s’y colle ?

Eh bien c’est parti !

L’EVR est né un beau jour du printemps 1981, sur le trottoir, devant l’étale du marchand de légumes de l’époque. En devisant avec les vieux copains , et après avoir épuisé les potains locaux, nous partagions nos envies de chanter au –delà de la douche, en constatant l’absence de chorale dans le canton .

Aussitôt dit, aussitôt fait , nous passions une annonce dans le journal local pour appeler au rassemblement des beaux organes du Royans.

La semaine suivante nous nous retrouvions à 7 ou 8 autour d’une table de la Maison pour tous , à essayer de déchiffrer des partitions ;

Mais l’épreuve était rude et les obstacles multiples . On avait beau tourner nos partitions dans tous les sens, impossible d’en sortir quelque chose d’harmonieux. Nous ne connaissions pas la musique et nous avions déjà atteint nos limites…il nous fallait trouver un Maître !

Chacun partit donc en chasse de la perle rare qui nous mettrait sur le chemin du bel canto. Et le miracle eut lieu : c’est tapi derrière son sthetoscope que l’on découvrit LOUIS EPAULARD, discret comme toujours, mais déjà formé à l’école des chefs de chœur. Nous avions débusqué la perle qu’il nous fallait, dès lors s’ouvraient devant nous les portes de la scène et s’illuminaient les feux de la rampe !

Très vite l’effectif augmenta, d’abord 20 ou 30 , puis 40 et presque 50. Les chapelles du Royans et du vercors se mirent à résonner aux chants de l’ EVR.

Les répétions du mercredi soir, d’abord studieuses et appliquées, devinrent vite le dernier salon où l’on causait , pour dames altis et sopranes, et le dernier salon où l’on batifolait pour les ténors.

Heureusement que les basses, toujours studieuses, comprirent vite que si les premières et deuxièmes mi-temps restaient hésitantes, il fallait une troisième mi-temps à la hauteur , pour sauver nos concerts ! Dès lors une attention toute particulière a été portée à la préparation de ces troisième mi-temps .

Ce fut aussi la période des débats de fond :

Sur la tenue des choristes : fallait-il avoir des pantalons à bretelles, ou des chemises à fleurs , des mini-jupes ou des bas rézille ?

Sur le nom de la chorale : nous avons fait une campagne électorale acharnée, pour soutenir « les gorges du Royans », mais notre comité de soutien aux « gorges » s’est effondré et on a dû laisser tomber ! Inutile de vous dire qu’aucun consensus n’a jamais pu sortir de ces débats .

Entre deux campagnes nous avons aussi chanté, fait des voyages et des concerts : vers Paris et la Bourgogne, vers le Beaujolais et l’ Italie…

Les années passèrent , et hélas nos chefs s’usèrent !
LOUIS partit vers des cieux plus musicaux, ou plutôt plus instrumentaux, remplacé par JEAN DUCHON et MICHEL KRECKELBERG ; Nous vécumes là des expériences nouvelles dont un mémorable concert à ARLON en Belgique, où seule la bière fut à la hauteur des prouesses espérées !!

Et puis en 1997, au départ de Michel, on vit sortir des rangs une petite soprane, petite taille, mais bel organe, qui avec volonté et détermination a assuré un relai pourtant difficile à prendre.

Cela fait donc 21 ans cette année qu’ISABELLE sévit avec brio , derrière son pupitre de chef de chœur.

Vous l’avez compris, elle a énormément de mérite à être encore là, et même si ses adorables petits choristes font beaucoup d’efforts pour lui simplifier la tâche, elle a souvent beaucoup de mal à les suivre !!

Sous l’Empire de la belle « ISABELLE DE SAINT EUL », nous avons voyagé loin , notement en 2001, année durant laquelle nous avons fait une glorieuse tournée au Quebec. Grand moment de notre histoire, devant des foules en délire, notement à MONTREAL !! Ce concert restera dans nos mémoires , faute de rester dans celle des spectateurs, puisqu’ils n’étaient plus que trois à la fin du concert !!

Et puis nos concerts se sont succédés, de collines en vallées, de chapelles romanes en visites de caves, de concerts ovationnés en pays Berrichon ou aux Ardennes Belges. Tous nous ont laissé des souvenirs inoubliables, et donné l’envie de se retrouver et de recommencer.

Trente sept ans cette année, un bout de vie en chantant !